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Les aventures du Primasem (extraits)
 

 

 

Voici un extrait du roman sur lequel je suis en train de travailler. Toute critique (argumentée) est la bienvenue afin que je puisse mesurer mes erreurs (envoyez aux webmasters qui feront suivre).


Le marchand Tomien s'impatientait. Fouettant à deux reprises sa mule celle si accéléra le pas. L'orage grondait au loin, et si la pluie arrivait certains de ses parchemins se gaufreraient avec l'humidité et seraient invendables.
Entré comme apprenti, il avait apprit quelques notions de l'art des potions et des enchantements. Une fois libéré de son contrat, il y a 5 ans de cela, il s'était lancé dans le commerce de composants grâce aux contacts qu'il avait pu se faire auprès de son maître. Depuis il parcourait les routes, s'arrêtait dans les villes ou les tours pour y vendre ses marchandises. Ses articles se vendant bien, il avait pu diversifier son stock et se faire une réputation par la qualité de ses produits.
Mais aujourd'hui Murai jurait. Les affaires ne s'étaient pas passées comme il l'avait souhaité. Il avait quitté les Frères de la Dissipation, sans que ceux si ne lui achètent le moindre articles prétextant des restrictions de budget. Certain que les Frères devaient manquer de fournitures, le marchand espéraient beaucoup de cette vente, d'autant plus que cela faisait 6 lunes qu'il n'était pas revenu.

- Bah ! Après tout je n'ai pas tout perdu, j'ai quand même ce livre.

Il fouetta de nouveau la mule. L'orage continuait sa course et s'approchait dangereusement. Il devenait nécessaire qu'il trouve un abris au plus vite. Le refuge auquel il pensa lui paru une bonne idée. Courants dans la région, ces refuges assuraient aux voyageurs, nombreux sur cette route, un toit pour la nuit.
Lorsque Muraï franchi le seuil de la cabane en bois, les 1eres gouttes commençaient à tomber. Dans un coin du refuge était aménagé un box pour les bêtes. Il restait même un seau d'avoine. Muraï y installa sa mule et commença à le décharger de ses paquets. Ceci fait, il en sorti ses affaires pour se préparer à passer la nuit. De la besace qu'il portait en bandoulière, il en sorti un livre de taille moyenne mais assez épais, une pomme, une livre de pain, une flasque, un couteau au manche en ivoire, une bougie et un autre livre, un peu plus grand. Puis des paniers que portait sa mule, il en tira quelques parchemins et les déposa sur l'unique table du refuge. Les déroulant méthodiquement un à un, il pressa le 1er d'une main sur la porte. Puis de son autre main, ses doigts s'agitèrent pour libérer une poussière étincelante, qui vint le fixer sur la porte. Il répéta l'opération pour chacun des parchemins qu'il avait sorti. Lorsqu'il eu terminé il disposa du bois de chauffage dans la cheminé et jeta une poignée d'herbe qu'il sorti de la bourse attachée à ceinture. Un mouvement des lèvres plus tard, ses doigts fouillèrent la manche de sa robe et en sortirent un petit pot en pierre qui contenait une poudre jaune. Il en jeta une pincée dans l'âtre. L'effet fût immédiat, une légère fumée grise s'éleva, et les bûches s'embrasèrent, diffusant une odeur douces et sucrée.
Le refuge était sobre, une table, quatre chaises, 4 planches superposées servaient de lit et rendues confortable par une paillasse de vieux chiffons et bourrée de tiques. Muraï ôta une des matelas et le remplaça par une couverture qu'il avait sortie auparavant. Son dîner fût simple, mais eut son effet. Rapprochant sa chaise du feu, la flasque à la main, il prît le livre épais sur ses genoux, et commença à en parcourir les 1eres pages. C'était un Frères qui le lui avait donné. Muraï ne l'avait jamais vu au monastère. Il s'était approché du marchand tomien, lui avait tendu le livre en ajoutant:
- C'est pour te dédommager de ton déplacement, il est utile, garde le.

Et sans attendre de remerciement, l'avait salué pour retourner à ses occupations monastiques.
Sur la couverture en cuir rouge, étaient inscrites en lettres d'argent, des runes étranges. Très stylisées, l'écriture était inconnue de Muraï. L'ouvrage était dépourvu de gravure, cependant des arabesques semblables à celles de la couverture revenaient fréquemment au coté d'une autre langue qu'il ne connaissait pas non plus.

- Utile ! Comment peut il l'être si je n'en connais même pas la langue. Ca va me prendre des mois, voir même des années pour parvenir à le déchiffrer.

Il reposa le livre et la flasque sur la table, pris la bougie et le 2nd livre et s'assit sur le banc lit. Des lèvres qui bougent, et une aura bleue sur la bougie et voilà que celle si s'allume et lévite auprès du marchand tomien. De ses manches Muraï tira une plume dorée et se mit à écrire et à réciter des formules. L'exercice fut long. Muraï se leva, rajouta du bois dans le feu et se coucha pour dormir.


La nuit était déjà bien avancée, lorsque Muraï se leva en sursaut.

- Mais ! Comment ? … Cria t-il dans un réflexe.

Une voix résonnait.

- N'iachio se menehl Primasem, Nah senai teh quaresei, neh tiema suae shaed. Ohem Primasem sarea neh shaed. Ohem Primasem sares neh shaed detol.
- Qui est là

Sur la table le livre rouge diffusait une épaisse et vive lumière blache

- Messef che to stet
- Que voulez vous ? répondit il en s'approchant du livre
- Messef che to stet

Muraï tendit la main vers le livre. Le halo était chaud, à la fois apaisant et réconfortant. ©LV

- Messef che to stet.
- Suffit ! cria Muraï, qui dans un réflexe saisi la couverture et la jeta sur le livre.

La voix cessa et l'aura disparue.

Muraï eue du mal à s'endormir, la voix continuait à résonner dans sa tête, répétant les mêmes mots « messef che to stet ».
Cependant la fatigue l'emporta et il sombra dans un profond sommeil réparateur.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
                 
 

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